Soins esthétiques en oncologie
Reportage d'Amélie Benoist au service d'oncologie de l'hôpital des Diaconesses, Paris (75). Hôpital de jour, séance de chimiothérapie ambulatoire.
C'est après une carrière de commerciale que Corinne Chenet s'est lancée dans la socio-esthétique. Elle a ainsi commencé aux Diaconesses où elle obtint un poste, financé par des sponsors et des donations car aucun poste n'était prévu pour une socio-esthéticienne dans les hôpitaux.
Elle intervient d'abord dans l'unité des Soins palliatifs puis également en Oncologie. Corinne Chenet passe de patient en patient, massant, pouponnant, maquillant. Elle rassure, conseille et écoute les patients, leur apportant un certain bien-être et les aidant à retrouver une meilleure image d'eux-même. C'est pourquoi Corinne fut rapidement baptisée "Mme Bonheur" dans le service d'Oncologie.
L'intégration de personnel spécialisé dans l'Esthétique en milieu hospitalier a débuté de manière ponctuelle à Londres dès 1960, en France à Lyon et à Tours entre 1966 et 1967 par la volonté de Madame Roussière qui ouvre un « Cours d'Esthétique à option humanitaire et sociale" à l'hôpital Trousseau de Tours en 1979. L'homologation par l'Etat d'un "certificat de capacité Socio-Esthétique" est obtenue le 4 Novembre 1984, et devient un titre de Socio-Esthéticienne en 2000.
Une psychologue-perruquière intervient également pour aider les patients à trouver des solutions esthétiques au moment de la chute des cheveux.
Amélie Benoist